11 janvier 2022 | Culture
Manières d'être vivant de Baptiste Morizot
Manières d'être vivant de Baptiste Morizot
La quatrième de couverture donne envie de lire le livre:
Imaginez cette fable : une espèce fait sécession. Elle déclare que les dix millions d’autres espèces de la Terre, ses parentes, sont de la “nature”. À savoir : non pas des êtres mais des choses, non pas des acteurs mais le décor, des ressources à portée de main. Une espèce d’un côté, dix millions de l’autre, et pourtant une seule famille, un seul monde. Cette fiction est notre héritage. Sa violence a contribué aux bouleversements écologiques. C’est pourquoi nous avons une bataille culturelle à mener quant à l'importance à restituer au vivant. Ce livre entend y jeter ses forces. En partant pister les animaux sur le terrain, et les idées que nous nous faisons d’eux dans la forêt des savoirs. Peut-on apprendre à se sentir vivants, à s’aimer comme vivants ? Comment imaginer une politique des interdépendances, qui allie la cohabitation avec des altérités, à la lutte contre ce qui détruit le tissu du vivant ? Il s’agit de refaire connaissance : approcher les habitants de la Terre, humains compris, comme dix millions de manières d’être vivant.
Baptiste Morizot prend comme point de départ l'affût du loup, son pistage, et nous amène à travers ce livre philosophique sur toute une réflexion du vivant. Une prise de conscience du monde qui nous entoure, une prise de conscience du soi.
Le livre est écrit en différents épisodes indépendants qui sont d'autant de chemins de réflexion: la crise écologique comme cride de la sensibilité, le barbare d'un fauve, être une bande et qu'importe l'espèce, se composer un corps, les promesses d'une éponge ou encore cohabiter avec ses fauves, l'éthique diplomatique de Spinoza.